Entre deux cours de philo appliquée et un club sandwich douteux à la cafétéria, il y a une matière qu’on apprend tous sans l’avoir choisie : la gestion financière étudiante.
Tout commence bien. Tu reçois ton prêt ou ta bourse, ton compte affiche plus de trois chiffres — tu te sens invincible. Tu célèbres ça avec un brunch à 20 $, deux carnets Moleskine “pour être sérieux” et un abonnement combo Netflix/Spotify/Disney+ que tu n’as pas le temps d’utiliser.
Trois semaines plus tard, c’est le retour sur Terre. Tu ouvres ton application bancaire, et là : stupeur. Tu découvres que ta plus grosse dépense, ce n’est pas tes livres… c’est les cafés et les “petites collations de réconfort” à 6,25 $.
Alors tu t’improvises comptable. Tu te fais un budget sur Excel, que tu ouvres exactement… une fois. Tu décides ensuite d’économiser sur les transports en marchant partout (sauf quand il pleut, neige ou vente — donc jamais).

Tu explores des alternatives : “soupe ramen + légumes congelés”, c’est ton nouveau plat signature. Tu vends des vieux trucs sur Marketplace pour financer ta passe d’autobus. Tu refuses des sorties… puis tu y vas quand même, en te disant que “la dette, c’est un concept fluide”.
Au final, tu survis. Maladroitement, certes, mais tu survis. Tu développes un sixième sens pour repérer les rabais, les restes de buffet gratuit et les amis qui cuisinent bien.
Parce qu’être étudiant, c’est pas être pauvre. C’est être créatif avec très peu. Et c’est déjà un MBA en finance personnelle.